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02/04/2011

Il chantait


Il chantait perché sur la branche d’un hêtre.

Et son chant nous contait son bonheur d’avoir construit son nid.

Le nid dans lequel sa compagne venait de pondre quatre beaux œufs.

Sa compagne, qu’il avait choisie la plus belle et la plus gracieuse.

Parmi toutes les jeunes oiselles de ce magnifique pays.

Ils avaient folâtré dans les près, ils s’étaient aimés dans les ramages.

Et maintenant elle couvait tranquille et sage à quelques sauts de lui

Bientôt, il irait la remplacer, afin qu’elle aille se dégourdir les ailes

Dans quelques jours, les oisillons briseraient leurs coquilles.

Ensuite, pour les parents ce serait un ballet d’allées et de venues.

Avec dans le bec les insectes et les vermisseaux pour nourrir la nichée.

Il chantait fièrement le bec levé vers le ciel

Comme s’il voulait raconter son bonheur à l’univers entier

Il disait que lorsque les oisillons auraient troqué leur duvet pour des plumes.

Quand ils auraient appris à se servir de leurs ailes

Alors ils partiraient ensemble vers le sud, rejoignant une nuée de voyages.

Et tous à tire d’ailes, au dessus des Pyrénéens, de la Castille et de l’Andalousie

Par delà le détroit, au dessus de l’Atlas avant d’atteindre l’erg et les oasis bleues.

Il chantait perché sur sa branche avec en arrière plan sa compagne tranquille.

Il chantait sans savoir qu’ils étaient filmés.

Il chantait sans savoir, qu’une voix off, traduirait de son chant,

Le bonheur d’avoir souscrit l’assurance IXA

Le bonheur d’être protégé contre les intempéries et les chutes de nids.

L’assurance contre le malheur, contre les prédateurs,

Et contre tous les risques de ce si long voyage vers l’Afrique.


10/07/2010

Espérance et Fortune


Ils l’avaient tellement attendue, qu’à sa naissance, ses parents l’avaient appelée Espérance. Ensuite et parce qu’elle serait leur seul enfant, ils avaient placé sur en elle tous leurs espoirs. Cependant il faut bien le reconnaître, ils étaient allés de déception en déception : d’abord, elle les avait réveillés toutes les nuits pendant trois ans ; ensuite, ce n’est que vers cinq ans qu’elle se décida enfin à devenir propre, mais elle continua encore à brailler dès qu’on lui retirait sa tétine. En primaire, elle avait redoublé le CP et le CM1 et au collège la sixième et la quatrième, de sorte que, quand l’heure du lycée avait sonné pour elle, elle avait déjà dix neuf ans. Sa scolarité s’arrêta là et elle se mit à chercher un travail ; mais aussi peu dégourdie et sans aucune qualification, les recherches restèrent vaines. Elle épousa alors un vague cousin du coté de son père, un vieux garçon maniaque, dont la mère voulait se débarrasser, car il commençait à devenir encombrant. On ne peut pas dire que la fête du mariage fut des plus joyeuses : c’était une union quelque peu arrangée où de chaque coté, les parents se déchargeaient d’une progéniture peu enviable, afin de mieux profiter du reste de leur vie. Cependant le répit ne fut que de courte durée, car dès que son mari commença à la battre, Espérance revint frapper à la porte de ses parents, qui ne purent faire autrement que de la recueillir. Finalement, Espérance aurait tout aussi bien pu s’appeler Calamité !


C’est au cours du bal de la rue Didot, la fête du quartier, qu’Espérance rencontra Fortuné. Comme son prénom ne l’indique pas, il était né dans une famille des plus pauvres parmi les plus pauvres et ses parents l’avaient fait baptiser Fortuné en comptant bien que ce prénom allait l’extraire de la fatalité qui l’avait fait naître ici. Il faut croire que le Seigneur n’avait pas saisi la subtilité, car le destin de Fortuné n’avait pas grand-chose à envier à celui d’Espérance. Mais par égard pour lui et comme le disait si bien sa mère « Chacun ses misères, à quoi bon les étaler davantage » ; ce à quoi sa voisine qui était d’opinion différente répondait « Moi ça me fait du bien d’entendre qu’il y a plus malheureux que moi ». Ainsi, comme la voisine, nous aurions pu nous étendre sur les maladies et les épreuves qui s’étaient abattues sur ce pauvre Fortuné, mais le temps imparti étant limité, nous nous en teindrons là.


Au bal de la rue Didot, Espérance et Fortuné, qui ne savaient danser ni l’un ni l’autre, restèrent assis sur un banc, se tenant par la main à regarder danser les autres, un sourire de béatitude éclairant leur visage d’un air imbécile et heureux ; mais d’ailleurs qui a vu qu’être amoureux donnait l’air intelligent ? A partir de ce jour, leur vie se mit à changer : en plus d’être heureux, ils se découvrirent des compétences dans le petit commerce et maintenant ils exploitent ensemble un magasin d’épicerie fine et produits frais sur la rue qui a vu naître leurs amours.


Un matin que sirotant mon café, accoudée au bar de l’Imprévu, tandis que Monsieur Nivert professeur à la retraite, dégustait son petit blanc tout en remplissait une grille diabolique de sudoku à sa table habituelle, je les vis passer dans la rue, main dans la main, se rendant à leur boutique. Ce jour là je m’étonnais tout haut de la métamorphose qui avait touché ce couple. C’est là que Monsieur Nivert me répondit en reprenant son rôle de professeur de mathématiques « n’oubliez pas mademoiselle, que moins par moins égale plus ! »


03/03/2010

Comment amener une femme dans son lit ?


Stéphanie c’est la grande blonde, très mince qui travaille à la compta. Oui, très très mince, un peu rousse même ! Moi, cette fille lorsque je la voyais arriver à la cantine, je serais tout de suite parti me mettre au lit avec elle, même sans avoir déjeuné et pourtant, vous connaissez mon coup de fourchette ! Mais bon ça se fait pas ! alors j’ai mis les formes : l’approcher mine de rien, prendre l’air de celui qui connaît le monde, la laisser venir avant de l’inviter pour un ciné ensemble.


Cependant, n’ayant pas réussi à trouver le film qui nous intéressait tous les deux et que ni elle ni moi n’avait vu, nous avons opté pour le resto. Mais trouver un restaurant avec Stéphanie n’était pas, non plus, une simple affaire : pas de pizzeria, pas de chinois, ni grec, ni quoi que ce soit d’exotique, pas de crêperie non plus, elle ne supporte pas le gluten. Va pour la brasserie, mais pas de viande, du poisson à la rigueur, mais surtout sans arrêtes et sans sauce. Elle a fini par commander une assiette de brocolis avec un filet d’huile d’olive et une carafe d’eau plate, tandis que j’attendais mon entrecôte saignante accompagnée de frites maison et d’un verre de Mercurey 2003. Quand on nous a servi les boissons, elle a demandé à goûter une gorgée de mon vin et quand on a apporté les plats, elle s’est servi une frite, puis une autre, de sorte qu’à la fin, je n’avais mangé que la moitié de mon entrecôte, elle avait sifflé les deux tiers de mon délicieux mercurey et englouti les trois quart de mes frittes maison. Moi, bien que m’étant rabattu sur ses brocolis et sur la corbeille de pain, j’avais encore faim. Ensuite je l’ai regardé se goinfrer d’une coupe de glace noyée sous une choucroute de chantilly. Ça m’a écœuré et je me suis commandé un autre verre de Mercurey, que je n’ai pas lâché jusqu’à la dernière gorgée. Ensuite j’ai payé l’addition et je suis parti très vite, prétextant la fatigue et le travail qui m’attendait le lendemain.


Avec Valérie, la petite brune des ressources humaines, j’ai pas eu mon mot à dire elle avait déjà, par le CE, retenu des places à Beaubourg. J’ai essayé de ne pas tirer la gueule, vu que j’avais un objectif derrière, mais vous devinez mon enthousiasme ! L’art moderne est à moi, ce qu’est le Mercurey à un client de chez Mac Do. Valérie était toute gaite au milieu de tous ces trucs et de tous ces machins. Elle m’expliquait le pourquoi du ceci et le comment de cela. Le pire, c’est quand elle m’a demandé ce que je ressentais devant un tas de guenilles, avec à coté un tas de vieilles savates. Sans réfléchir, j’ai dit tout de suite ce qui me venait à l’idée, j’ai parlé des camps de concentration et des fours crématoires. Quand elle m’a dit que j’avais bon, je lui ai pris la main et j’ai déposé un baiser à l’intérieur. Elle s’est laissée faire, elle avait même l’air d’aimer ça. Après ça n’en finissait pas, elle est restée une éternité à regarder un tableau tout bleu et moi aussi, vu que j’avais toujours sa main dans la mienne. Après c’était devant un film sur un type qui tordait des bouts de ferrailles pour faire des trucs qui servaient à rien. On voyait ses gros doigts essayer de faire fonctionner la mécanique d’un cirque miniature. Valérie était toute émue et moi je m’ennuyais à mourir. Alors je lui ai rendu sa main et je suis parti en prétextant que c’était l’anniversaire de ma mère.


Quand j’ai proposé à Sophie, celle de la dircom, d’aller ensemble danser un samedi soir, elle m’a répondu « Oh tu sais, danser moi c’est pas top mon truc ! Viens donc plutôt chez moi, rue Didot, code 24B68, on fera l’amour et après on grignotera en buvant la bouteille de Mercurey que tu auras apportée ». Là, je suis resté cloué et depuis je sais plus comment faire.



20/02/2010

Valentines et Valentins


A tous les valentins et toutes les valentines, qui au cours des sixties, flirtaient sur « A Whiter Shade of Pale » des Procol Harum, dans les surprises-parties des salles paroissiales. A cette époque là, on pleurait avec Jacky Kennedy qui venait de perdre son John. Sartre et De Beauvoir respectaient leur pacte d’amour nécessaire mais non contingent. Au Golf-Drouot, Johnny s’enflammait pour Sylvie et dans les salles obscures, le bel Omar Sharif en docteur Jivago, se damnait pour les yeux de Julie Christie en Larra. Jean Ferrat nous disait que le bonheur existe, en chantant « Que serais-je sans toi ». Et moi, j’attendais mon heur en écoutant Françoise Hardy répéter « Tous les garçons et les filles de mon âge se promènent dans les rues deux par deux… »


A tous les valentins et toutes les valentines des seventies, qui s’embrassaient sur Imagine de Lennon, en allumant leur briquet. C’était le temps où Gainsbourg et Birkin se faisaient provocants, tandis que Sautet nous racontait les couples, en unissant la grande Schneider tantôt à Piccoli, tantôt avec Montand. C’était l’époque de Maritie et Gilbert Carpentier. Woddy Allen était avec Diane Keaton, Shella avec Ringo, tandis que Christophe attendait chaque soir la fille de la mairie, pour lui dire « les mots bleus ». Le beau Ryan O’Neal nous racontait sa tragique « Love Story » et la salle sortait ses mouchoirs. Moi, en attendant mon heur, j’allais seule par les rues, l’âme en peine, car personne ne m’aimait…


A tous les valentins et toutes les valentines des années quatre vingt, qui avec Téléphone ont rêvé d’un autre monde, en gesticulant dans les boums. On se rencontrait encore par les petites annonces du samedi sur libé. En ce temps là, Woddy Allen faisait jouer Mia Farrow, Michel Berger faisait chanter France Gall, René Aubry faisait danser Carolyn Carlson et J.R. faisait pleurer Sue Ellen, tandis que François Mitterand cachait Anne Pingeot. Et « Trois nuits par semaine » bon dieu que Rebecca était belle ! sa peau contre la peau d’Indochine. Robert Redford n’avait encore rien perdu de son charme, quand dans Out of Africa, il lavait les cheveux de Meryl Streep, au beau milieu de la savane kenyane. Moi, j’attendais encore mon heur et mes jours comme mes nuits étaient en tous points pareils, sans joie et pleins d’ennui …


A tous les valentins et toutes les valentines des années quatre vingt dix, qui dans les boites s’éclataient au milieu des décibels sur U2. Nous apprenions enfin que les hommes venaient de Vénus et les femmes de Mars. Les rencontres de faisaient sur minitel. Woddy Allen préférait la fille à sa mère et Céline Dion faisait un bébé à son René. Bill Cliton se révélait sur la jupe de sa stagiaire et Vanessa Paradis rencontrait Johnny Deep. Par delà l’Atlantique, Francis Cabrel renvoyait l’écho à Richard Desjardins, en déclarant après lui « Quand j’aime une fois j’aime pour toujours ». Pendant quatre jours Clint Eastwood et Meryl Streep s’aimèrent sur la route de Madison. Moi, j’en étais toujours à attendre mon heur, me répétant inlassablement « Oh ! quand donc pour moi brillera le soleil ? »


A tous les valentins et toutes les valentines des années deux milles, qui ensemble entrent en transe sur les rythmes technos. Du minitel on est passé à l’internet et au Speed Dating. Je ne sais pas où en est Woddy Allen, mais Bill Clinton a retrouvé Hillary, Charles a épousé Camilla et Vanessa Paradis est toujours avec Johnny Deep. A l’heure de l’email, du chat et du SMS, Renan Luce tombe amoureux d’une lettre. Patrick Chesnais qui croyait dur comme fer « je ne suis pas là pour être aimé », a découvert le contraire en dansant le tango avec Anne Consigny.


Et moi, j’ai trouvé mon heur, car je chante maintenant ce refrain avec Grégoire « Toi, plus moi, plus tous ceux qui le veulent. Plus lui, plus elle et tous ceux qui sont seuls. Allez, venez et entrez dans la danse. Allez ! venez, c'est notre jour de chance. A deux, à mille, ensemble on est capable, tout est possible tout est réalisable … »


http://www.youtube.com/watch?v=W5J8wzpTzrk


31/01/2010

Ça se fait pas de dire des choses pareilles !


Moi avec Félix, ça fait juste deux semaines qu’on l’a trouvé et maintenant on nous dit qu’il n’existe pas. Tout ça parce que les jumelles testées en Angleterre auraient dû le trouver de façon identique, vu qu’elles possèdent les mêmes gènes. D’abord, on ne sait même pas si elles l’ont cherché et moi je dis que si elles avaient connu un gars comme Félix, c’est sûr qu’elles l’auraient trouvé. Alors, ça se fait pas de dire des choses pareilles !


Félix c’est mon mec, on se connaît depuis décembre. On s'est rencontré au café des artistes de la rue Didot. Ce gars là, t’y crois pas ! J’te jure, il a une énergie à enflammer la banquise ! Quand on se met au lit tous les deux, c’est pas pour piquer un roupillon, ça non ! On a autre chose à faire. Son truc à lui, c’est d’allumer le point G. Et je peux t’assurer qu’il s’en est occupé du mien. On l’a cherché et on l’a trouvé !


D’abord on a été voir sur Internet, après on n’avait plus qu’à suivre les explications. On a exploré avec le doigt à l’avant du vagin, un endroit où la paroi fait comme une éponge. Félix a mis son index en virgule et il me l’a enfoncé tout doucement. Pour que ça soit encore meilleur, il a mis du lubrifiant et là, hum !


Au début ça me faisait juste des chatouilles, mais Félix est patient ! Alors il a continué en me disant des petits mots pour m’exciter. Quand je dis des petits mots, c’est façon de dire, parce que les mots de Félix, c’est plutôt des gros. Mais ça je le garde pour moi.


C’est arrivé le 8 janvier, il a mis son doigt, j’ai mis le mien, il a remis le sien. On a bougé en maintenant la pression. Après il a mis son pénis, il l’a fait tourner, il l’a fait glisser, il l’a refait tourner. Puis on s’est arrêté, on a remis du lubrifiant, il a dit les mots, on a remis les doigts ou son pénis, ou le tout, je ne sais plus.


C’est parti d’un coup, un truc de ouf ! Rien à voir avec des étincelles de clitoris, non ! Un vrai incendie, un truc d’enfer ! Tu crois que ça s’éteint et tout à coup ça repart. Il est dans toi, tu le sens jouir, tu te dis c’est chouette ce qui lui arrive et là juste en même temps ça t’arrive à toi aussi. Ça passe de l’un à l’autre, ça va, ça vient, ça s’en va et ça revient. Ça pourrait ne jamais s’arrêter, bon dieu que c’est bon ! Et puis ça s’arrête parce qu’on est quand même pas des géants.


Ça fait deux semaines qu’avec Félix on s’éclate toutes les nuits autour de mon poing G. Ça fait deux semaines, que tous les matins je prends métro au radar pour aller au taf et ce matin, encore à moitié endormis, mes yeux tombent sur la une du journal, entre les mains du passager assis en face de moi : « En fait, le point G n’existe pas ».


http://www.20minutes.fr/article/373312/Sante-En-fait-le-point-G-n-existerait-pas.php

24/01/2009

Idéal féminin


Pour Etienne l’idéal féminin c’était une nymphe de Maillol. Il avait fait cette découverte le jour où Noëmia, une jeune femme rencontrée sur Internet, lui avait donné rendez vous au jardin du Carrousel.


Arrivé en avance, il s’était installé sur un banc, face à la statue de bronze. Ce corps rond et généreux offert à son regard, l’avait tout de suite interpellé. Il n’avait pas résisté longtemps, à l’envie de s’en rapprocher. Il en avait lentement fait le tour et était tombé en arrêt, les yeux rivés sur les fesses charnues. D’instinct sa main était venue se poser sur la cambrure des reins, pour glisser lentement sur le galbe des hanches et les cuisses, qu’il avait caressées généreusement. Puis, se déplaçant autour de la taille, il était arrivé au niveau du nombril, il avait posé ses deux mains sur le ventre. Chauffé par le soleil, le bronze était doux sous ses paumes. En remontant vers les seins, il avait fermé les yeux, pour mieux sentir les formes qui le faisaient vibrer. L’enlaçant toute entière, il était venu coller son corps contre elle et il avait senti son sexe monter en érection. Il resta longtemps ainsi, immobile, le souffle court.


Lorsqu’il entendit une petite voix l’appeler par son prénom, il n’en fut pas étonné, c’était sa nymphe qui lui parlait. Et lorsqu’il sentit une main sur son épaule, c’était encore sa nymphe. Cela faisait longtemps, qu’il n’avait pas éprouvé un tel abandon, dans les bras d’une femme. Mais lorsque la main devint plus insistante, lorsque la petite voix monta d’un ton pour lui demander ce qu’il faisait là, il ouvrit les yeux et à regret, détacha son corps de la statue de bronze.

- Vous êtes bien Etienne, avec qui j’ai rendez-vous ?

Se retournant, il découvrait devant lui une petite femme, toute menue et toute blonde.

- Oui c’est moi et vous ?

- Je suis Noëmia, je vous cherchais.


Noëmia était maintenant à coté de la statue et Etienne réalisait que ce petit bout de femme ne lui inspirait rien. Sous son pull, on devinait ses petits seins, presque plats. Elle avait les hanches étroites, le ventre sec et des jambes aux cuisses trop maigres s’échappaient sous sa mini jupe.


Etienne ne la vit pas s’éloigner, car il était déjà revenu vers sa nymphe callipyge. Il aimait ses larges pieds, ses solides mollets, ses cuisses épaisses, son ventre arrondi, ses épaules charnues et ses petits seins dressés. Il resta longtemps ainsi, juste à la regarder.


Quelques temps après il rencontra Sylvia, mais elle était vraiment trop grande et ils n’arrivaient pas à emboîter leurs corps, comme il le faisait avec Dina, lorsqu’ils étaient l’un contre l’autre. Quant à Lévana, qu’il connut ensuite, elle avait une poitrine lourde et il n’éprouvait pas le plaisir, qu’il avait à caresser les petits seins dressés de Dina. Plus tard les genoux de Rosa étaient anguleux et pointus sous sa main, tandis que ceux de Dina n’étaient que volupté.


Dina, c’est ainsi qu’il appelait sa nymphe. Plusieurs fois il se fit enfermer dans le jardin, afin de passer la nuit blotti contre elle. Sexe contre sexe ils se faisaient l’amour, sous un rayon de lune.


Il fit encore la connaissance de Clarissa et de Nina. L’une semblait phtisique tandis que l’autre était trop musclée. Puis il me rencontra.